Psychanalyste versus Autiste : victoire écrasante de l’autiste
Si j’avais eu ce riche matériau documentaire entre les mandibules pendant la gestation de ”Joyeuse fête des mères” (ci-dessus en écoute), sûrement des extraits audios auraient été glissés comme des fèves dans le morceau (et l’aurait gâché !), car les psychanalystes de tous poils alignent en ronronnant perlouse sur perlouse (bienvenue dans le club car j’en lâche en tir continu), avec un oscar pour la vieillarde psychanalyste habillée comme une petite fille déguisée en chaperon rouge. Elle aurait eu sa place dans “The wicker man“. La psychanalyste en robe noire avec l’accent teuton totem façon maîtresse fétichiste dominatrice gothique n’est pas mal non plus, je dois dire que les femmes psychanalystes sont inquiétantes dans ce doc.
Quand la journaliste tend la perche à l’une d’entre elles, afin qu’elle sorte de ce rôle pétrifiant de psychanlyste sur le thème de l’inceste maternel, c’est peine perdue, la psychanalyste ne fait pas appel à son expérience de femme et peut-être de maman pour réfléchir par elle-même et se raccroche au dogme que l’on lui a inculqué à coup de godemiché symbolique géant à l’université. Ce documentaire étant l’oeuvre d’une femme, il ressemble parfois à une féroce joute entre femmes, une maman qui règle ses comptes avec la psychanalyse, une sorte de Kill Bill intello.
Ces femmes psychanalystes me donnent l’impression de s’être reniées en s’étant soumises aux thèses de phallocrates obsédés que sont Freud et son gang. Leur réussite sociale devait passer par ce reniement. Seulement voilà, en 2011 la psychanalyse est peut-être menacée par le bon sens, et les psychanalystes engoncés dans leurs bourgeoises certitudes ont du mal à réprimer leur nervosité par moment.
Encore une fois la France championne du monde de l’ankylose institutionnelle.
Tous ces psychanalystes sont nos sorciers obscurantistes à nous, ils déblatèrent un charabia malsain mais ont autorité sur la place publique. Les psychanalystes défendent farouchement leur gagne-pain basé sur des phallus symboliques à toutes les sauces, des vagins-à-dents ailés etc. Il serait intéressant de mener une investigation sur les rapports que la Psychanalyse entretient avec l’Argent. Quelqu’un m’a dit que le fait de payer chérot sa psychanalyse était fondamental, cela faisait partie de la thérapie, décidément Freud a tout planifié, sanctifié et raflé. Je pense alors aux clients d’entraîneuses dont “raquer” fait partie intégrante de leur plaisir sexuel…
Et ce pauvre Antonin Artaud qui a été une grande partie de sa vie dans les ergots d’un de ces maquereaux psychanalystes imbus d’eux-mêmes, ça fait froid dans le dos… D’ailleurs en parlant de sueur froide, le documentaire prend carrément une teinte de film d’épouvante quand est abordé un de leurs illustres précurseurs : un autrichien rescapé des camps de concentration qui a travaillé sur l’autisme à la lumière de son expérience concentrationnaire ! SUPER ! Plus tard il y aura un autre autrichien célèbre pour son insalubrité : Fritzl.
Cependant j’avoue dignement que quelques pas si négligeables passages de psychanalyse expliquée m’ont parlé, mais n’est-ce pas le traquenard de la psychanalyse ? Chacun pouvant reconnaître son étron de vie dans la fosse sceptique ? C’est le mien là ! Il flotte encore ! Sortez-le moi de là ! Je veux le manger ! Finalement la Psychanalyse c’est du Donkishot en plus sentencieux. Merci pour lui.
Pas étonnant que cette religion d’état qu’est la psychanalyse veuille interdire ce documentaire, en effet, il renvoie un reflet dérangeant aux psychanalystes : FINALEMENT CE SONT EUX LES FOUS !
En nota bene, voici une anecdote bénie, concernant le morceau «Joyeuse fête des mères». Il s’agit d’un des premiers morceaux finis pour Justin Rotten, il était dans mon i-pod au moment de ma partance pour les montagnes Pyrénéennes cet été. Une aventure annuelle de 15-20 jours en autarcie dans les montagnes, seul, loin de tout ; je me parle pour ne pas perdre le langage…
Bref, pendant cette aventure, un gros orage mijotait pour la fin de journée et le début de la nuit, je n’ai pas d’autre choix que de planter ma tente compacte au pied d’une crête dont les débris et arbustes arrachés autour de moi laisse penser que la foudre tape souvent dessus, et que ces objets potentiellement mortels atterrissent ici ! L’orage commence enfin, car dans ces cas-là l’attente est angoissante et on finit par souhaiter que la symphonie débute ; je suis couché sous ma tente, raide comme une planche de bois, et je me mets le son du i-pod plein pot dans les oreilles en faisant tourner en boucle… «Joyeuse fête des mères» ! J’ai finalement apprécié cette nuit, et depuis quand j’écoute ce titre, me voilà à nouveau sous ma tente et la foudre.
Tiens, ça pourrait intéresser un psychanalyste cette historiette.



décembre 25, 2011 à 18:14
Intéressant cet article, il y a des cas (là c’est vraiment des K) …dans tous les domaines, quand un chirurgien est mauvais ça se voit de suite, pour la tête c’est moins palpable…et oui les psychiatres demandent, souvent, une participation en plus car on s’investit plus qd on paye soit disant… admettons cela, mais c’est vraiment choquant à ce moment là qu’ils ne l’investissent pas à leur tour dans du caritatif… pour ton histoire c’est vrai que quand on flippe on a tendance à dire “maman j’ai peur”…après finalement on ne sait plus ce qui fait le plus peur, n’empêche qu’elle t’a rassuré au final !!! … ca fera 100 e plus ce que tu peux mettre, un chewing gum, un timbre